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Fiche documentaire

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Publié le 00

Orgue mécanique à cylindre (Mirecourt)

    • Auteur
    • POIROT
    • Ayant Droit
    • Jean-Luc ALEXANDRE
    • Déposant
    • Jean-Luc ALEXANDRE
    • N° de photo
    • FI-1297-0001
    • Coloration
    • Noir & Blanc
    • Support original
    • Photographie Négative
Orgue construit par la Fabrique de la famille Poirot à Mirecourt (Vosges), fondée en 1806 ou 1812 (selon les sources) par Nicolas Poirot (1771-1821), facteur d'orgues et de serinettes, issu d'une lignée mirecurtienne du XVIIe siècle. Son fils, Didier Poirot (1806-1894), développe considérablement l'entreprise, d'abord à Paris, puis à Mirecourt (1, avenue des Vosges, puis, 5, quai du Vieux-Cimetière). Il est récompensé d'une médaille de bronze à l'Exposition industrielle de Paris (1844), et exporte sa production jusqu'en Amérique latine, en Australie, en Algérie et à l'île Maurice. À son décès en 1894, ses cinq fils, Georges, Victor, Gabriel, Auguste et Jules, poursuivent l'activité sous l'appellation " Poirot Frères ". Les frères exposent notamment à Melun (Seine-et-Marne) en 1880, à l'Exposition technologique de 1884 où ils remportent la médaille de bronze. Ils participent également à l'Exposition universelle de Paris (1889). À cette date, seuls Victor et Gabriel subsistent et présentent des orgues à cylindre et à touches. Resté seul après le décès de Gabriel, Victor maintient la tradition du cylindre, malgré l'essor des systèmes à cartons perforés après 1892, jusqu'en 1914, avant d'être fortement ralentie par la guerre. La manufacture Poirot Frères semble avoir été une entreprise de taille relativement modeste, comptant environ sept à huit ouvriers. La production de la maison Poirot Frères était largement tournée vers l'exportation internationale. Cette activité s'inscrit dans la continuité des réseaux commerciaux développés auparavant par Didier Poirot. Des correspondances mentionnent ainsi des expéditions d'orgues par bateau vers l'étranger (Archives départementales des Vosges), bien que le nombre exact d'instruments exportés reste inconnu. Les commanditaires pouvaient choisir certains éléments de l'instrument, comme le nombre d'automates ou le degré de richesse de l'ornementation. La fabrication des éléments sculptés et des automates était sous-traitée par des ateliers spécialisés, notamment en Belgique ou en Allemagne, selon les périodes. À la fin de la Première Guerre mondiale, Victor Poirot transmet l'affaire à son fils Georges Poirot (1896-1954) qui prendra le nom " Maison Poirot Frères, Georges Poirot successeur ". La fabrique se spécialise dans les orgues à carton jusqu'à la Seconde Guerre mondiale qui voit l'arrêt de la fabrication. Après la Libération, la fabrication de cartons seuls n'est pas rentable. En 1952, il assure l'entièreté du travail de la facture d'orgue jusqu'à sa mort en 1954. En 1957, Alain Vian, marchand de musique mécanique à Paris, rachète l'ensemble du fonds de commerce de Georges Poirot, marquant la fin définitive de l'activité de la maison Poirot. Les photographies semblent avoir été réalisées au sein même de la manufacture Poirot Frères, qui disposait probablement de son propre laboratoire photographique. Ces clichés avaient principalement une fonction d'archive interne et pouvaient également être envoyés aux clients, notamment aux forains, afin de présenter différents modèles d'orgues disponibles. La datation de ces photographies se situe principalement dans les années 1880-1890. (Sources : Bertrand Poirot, blog consacré à la famille Poirot et aux orgues mécaniques de Mirecourt (consulté en mars 2026) http://bertrand.poirot.chez.com/Orgues-Poirot/histoire_de_la_famille_080.htm ; Entretien avec Jean-Luc Alexandre, déposant du fonds, 11 mars 2026). Il s'agit d'un appareil à cylindre doté de 29 trompettes dont 5 sont disposées sur le couronnement. Le couronnement est orné d'un masque sculpté en relief avec la date " 1888 " figurant en dessous. Trois figures sont intégrées au décor : deux musiciens placés latéralement, tenant un triangle, encadrent une figure centrale. Ces personnages correspondent à des automates, actionnés par un système pneumatique ou un système mécanique lors du jeu de l'instrument. Le buffet contient l'inscription du facteur " Poirot Frères Mirecourt Vosges ". Il est orné de panneaux rectangulaires décorés d'instruments de musique croisés et de motifs végétaux en relief.
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