Mémoires de la campagne 1914 (Journal)
- Année
- 1914 précisément
- Auteur
- Émile BARON
- Ayant Droit
- Patrick DEGRÉ
- Déposant
- Patrick DEGRÉ
- N° de photo
- FI-1397-0011
- Coloration
- Couleur
- Support original
- Impression Numérique
Page d'un journal intitulé « Mémoires de la campagne 1914 - Baron Émile, conducteur voiture médicale 56e infanterie Classe 1902 » composé par Émile Baron (1882-1938), né à Saint-Léger-sur Dheune (Saône-Loire). Au " Camp des Romains " présence d'observateurs ennemis. La journée du 21 octobre est calme, le poste de secours est terminé ; le 22, temps superbe, des avions allemands survolent Mécrin (Meuse) et Sampigny (Meuse), quelques obus tombent ; les travaux de retranchement continuent avec le projet d'une tranchée centrale qui reliera toutes les autres entre elles ; le 23 octobre, une maison du village est bombardée ; le 24 octobre, survol d'avions ennemis chassés par notre artillerie ; des boucliers sont distribués aux avant-postes pour les protéger des balles pendant les assauts à la baillonnette. Pour éviter que les avions ennemis ne repèrent la position des troupes un clairon est installé en haut du clocher : deux " coups de langue " (sonnerie) on s'abrite, un seul on peut ressortir. Le 26 octobre, les deux compagnies de Brasseitte (Meuse) sont bombardées, le poste de secours reçoit les blessés dans sa grange avant leur évacuation. Pensant couper le ravitaillement, l'ennemi bombarde la route de Sampigny (Meuse) à Mécrin, mais celui-ci se fait par la route de Pont-sur-Meuse (Meuse). L'artillerie vise sans cesse le Camp des Romain pour éviter que l'ennemi ne s'y s'installe. Les obus qui tombent dans la rivière projettent des poissons que les soldats dégustent en friture, mais au moment du repas un obus force à se sauver pour se mettre à l'abri dans la tranchée.
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