Ferrage des boeufs au Val d'Ajol
- Année
- 1981 précisément
- Lieu(x)
- Le Val-d'Ajol (88)
- Réalisation
- Jean GROSSIR
- Ayant(s) droit
- Jean GROSSIR
- Déposant
- Jean GROSSIR
- Durée
- 00:13:48
- Coloration
- Couleur
- Support original
- Film super 8
- Son
- Muet
- Fonds
- Jean GROSSIR
Monsieur Jean Grossir souhaitait, à travers ses films, témoigner des gestes ou des métiers d'antan dans les Vosges avant qu'ils ne disparaissent.
Ce film, “Ferrer des boeufs, 1981”, nous emmène au Val d’Ajol (Vosges) pour nous présenter Monsieur Petitjean, un des derniers à effectuer le ferrage de ses boeufs.
Monsieur Grossir explique:
“Si aujourd'hui cette pratique a disparu il n'en était pas de même il y a 70 ans. Les bœufs étaient pour beaucoup de fermes un élément de traction indispensable. C'était le tracteur d'aujourd'hui, on avait une paire de bœufs comme on a un tracteur. Un attelage comprenait deux bœufs.
Dans notre région de la Vôge chaque bœuf avait un nom: Vérot, Pommet,… ils étaient surveillés et bien entretenus. Le bœuf est un ongulé c'est à dire que son sabot est fait de deux parties. Ces deux parties sont faites de corne. Cette corne pousse et s'use; il est donc nécessaire d'en prendre soin.
Pour cela on protège la corne par un fer. On ferre les bœufs. Cette opération s'effectuait au moins deux fois par an. L'animal était amené chez le maréchal ferrant, on le plaçait dans un bâti que l'on nommait "travail" il était sanglé pour éviter tous mouvements intempestifs. Le pied de l’animal maintenu , le maréchal pouvait préparer le pied, la corne du sabot était taillée et pouvait recevoir le fer. Il fallait deux fers par pied soit huit fers pour un bœuf. Ferrer un bœuf prenait beaucoup de temps. Le ferrage des bœufs se faisait à froid ; pour les chevaux le plus souvent on posait le fer à chaud. La disparition des bœufs dans nos campagnes a fait que cette pratique a totalement disparu.”






