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      • Dossier pédagogique
      • Film Usinor Longwy 1971

      • Dossier pédagogique réalisé par Nadège MARIOTTI, Enseignante à l'ESPE - Université de Lorraine, Doctorante - Sorbonne Paris Cité et Chercheure associée 2L2S - Université de Lorraine
      • Film Usinor Longwy 1971
      • La séquence couleur, sonore et d’une durée de 01 minute et 01 seconde présentée, est extraite du documentaire 35 mm « Meurthe-et-Moselle, Terre d’équilibre ». Ce film été réalisé en 1971 par Roland Pontoizeau avec le concours de la Chambre de commerce et de l’industrie, du Conseil Général et de diverses entreprises de Meurthe-et Moselle dans le but de promouvoir le secteur industriel du département. L’usine USINOR Longwy est au centre de la séquence avec des images montrant les installations internes et externes du Train universel et internes du Train à fil situés à Herserange. Roland Pontoizeau est un directeur français de la photographie, assistant opérateur et d’effets spéciaux. Il a véritablement débuté sa carrière au cinéma avec le court-métrage de Jacques Loew Paris au printemps en 1947.

        VISIONNER LA SEQUENCE

        Description :

        Time code début

        Time code fin

        Description images

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        Plusieurs plans présentent un ordinateur dernière génération en 1971 permettant de gérer les commandes

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        Passage d’un bloom incandescent dans une cage de train de laminoir

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        Passage d’un profilé en U ou en I refroidi dans une cage finisseuse avant dégagement pour transport

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        00 :00 :42

        Plan général du Train universel de Longwy à Herserange

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        Passage du fil d’acier dans une cage de laminoir du Train à fil d’Herserange

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        00 :01 :01

        Refroidissement et embobinage

        Transcription :

        « USINOR Longwy est situé à la lisière du plateau lorrain à proximité des frontières belges et luxembourgeoises. Disposant d’un ordinateur de la dernière génération, les commandes unitaires de la clientèle, fondues en des programmes de masse, peuvent porter sur une ligne à produits longs intégrés appuyés sur des hauts-fourneaux alimentés en minerai lorrain broyé et aggloméré et débouchant sur deux puissants trains finisseurs. Un Train universel à poutrelles allégées est capable de produire 35 000 tonnes par mois. Un train à fil machine capable de produire 42 000 tonnes par mois. USINOR est l’un des plus importants établissements sidérurgiques de Moselle et de Meurthe-et-Moselle. »

        Analyse/contextualisation :

        Toutes les sources documentaires consultées (voir la bibliographie) s’accordent sur un processus général commun et évolutif de fabrication de l’acier. Elles servent de fondement à la courte description suivante.

        À l’origine se trouvent les matières premières (charbon et fer), qui sont cokéfiées ou métamorphosées en aggloméré avant d’être transformées en fonte liquide dans le haut-fourneau. Cette dernière est ensuite convertie en acier liquide selon divers procédés (Thomas, Martin, électrique, à l’oxygène pur) qui se succèdent dans le temps pour produire des produits plats ou longs profilés après laminage. Les images filmiques ne présentent que la fin de la chaîne opératoire, à savoir le laminage de produits longs telles que des poutrelles et ultra-fins comme le fil machine. Pour autant, le commentaire offre en peu de mots les éléments essentiels de la fabrication de l’acier : extraction minière du minerai de fer lorrain, transformé en fonte liquide au hauts-fourneaux et enfin la finalisation au laminoir.

        Par ailleurs, il précise la localisation frontalière, atout majeur au cœur de l’Europe, le tonnage produit et insiste sur l’aspect moderne de ses outils par l’utilisation de l’informatique. Cet aspect est renforcé par le fait que sur cette ligne de production dite « intégrée » aucun ouvrier n’est présent. Les produits défilent en gros plans donnant une impression de production continue et moderne.

        Ce document a pour but de convaincre des performances de la sidérurgie lorraine. Après la Deuxième Guerre mondiale, les priorités de la Reconstruction et du plan Monnet sont axées sur la production d’acier. Pourtant, en retard sur ses concurrents européens et mondiaux, une restructuration majeure se profile.

        À partir de 1966, l’Etat décide de fermer les infrastructures trop anciennes, de moderniser certains secteurs, d’axer la priorité sur la rentabilité économique, privilégiant ainsi la sidérurgie sur l’eau développée à Dunkerque et Fos-sur-Mer – acheminement des matières premières d’autres continents moins coûteux – et les concentrations d’entreprises. Par ailleurs, un nouveau train à poutrelles est installé en 1965 dans l’usine de Longwy. USINOR – Union sidérurgique du Nord de la France créée en 1948, devenue Usinor-Sacilor en 1986, puis remplacée par Arcelor en 2001 – fusionne en 1967 avec la société Lorraine-Escaut et en 1971 participe au plan Dherse destiné à restructurer la sidérurgie lorraine. Des suppressions d’emplois sont alors envisagées. USINOR Longwy est alors choisie comme usine phare de la production de produits longs.

        Dans ce contexte, les institutions régionales et départementales ont tout intérêt dans ce film à montrer la compétitivité de ses industries et particulière l’atout majeur d’USINOR Longwy. À juste titre, USINOR est le premier producteur d’acier français et le quatrième en Europe en 1966. Ces mesures ne suffisent pourtant pas et à partir de 1975, les difficultés s’accentuent et mènent progressivement à la disparition de la sidérurgie lorraine.

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        Bibliographie :

        AMERICAN IRON AND STEEL INSTITUTE (AISI), Steel Processing Flow Lines, Steelworks, The online resource for steel, 2016, consulté le 04 août 2016 : http://www.steel.org/making-steel/how-its-made/steelmaking-flowlines.aspx

        ASTIER Jacques, « Grandes usines sidérurgiques intégrées classiques », Techniques de l’ingénieur Traité des matériaux métalliques, 2009, consulté le 03 août 2016 : http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/materiaux-th11/siderurgie-des-metaux-ferreux-42368210/grandes-usines-siderurgiques-integrees-classiques-m7090/

        CHAMBRE SYNDICALE DE LA SIDÉRURGIE FRANÇAISE, La fonte et l’acier. Planches illustrées sur l’élaboration et le laminage du métal et sur son utilisation, Paris, [s.d], 36 planches.

        Cours CAP lamineur. La fabrication de l’acier, Centre d’apprentissage, Mont-Saint-Martin, 1976. Fonds documentaire appartenant à M. Bernard Mariotti, Schéma type d’une usine sidérurgique intégrée, p. 0a.

        FÉDÉRATION FRANÇAISE DE L’ACIER, Vue d’ensemble des procédés sidérurgiques, 2009, consulté le 09 septembre 2016 : http://www.acier.org/informations/publications.html.

        FREYSSENET Michel, La sidérurgie française 1945-1979. L'histoire d'une faillite, les solutions qui s’affrontent, savelli, 1979, 241 p.

        GILLE Bertrand, « Prolégomènes à une histoire des techniques », dans Bertrand Gille (dir.), Histoire des techniques, Gallimard, Paris, 1978, pp. 1-118.

        Pontoizeau Roland, UniFrance, consulté le 06 janvier 2019 :  https://www.unifrance.org/annuaires/personne/371263/roland-pontoizeau

      • Publié le 04/04/2019
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